Freak Out in a Moonage Daydream

Nicholas Giguère

Tandis que le major Tom attend de mourir dans sa capsule spatiale, l’homme qui a vendu le monde écume eBay en quête d’une santé mentale. Ziggy Stardust et les araignées de Mars, nouveaux messies, proclament que la terre s’est désintégrée il y a cinq ans et que, tous, nous vivons dans une simulation. Schizophrène au visage foudroyé, Aladdin Sane cherche les parcelles de son âme aux quatre coins du globe: Détroit, Paris, Londres, Kether, Malkuth. Halloween Jack, dans les ruines du Manoir Playboy, pulvérise le rêve américain en direct. Un pierrot assis sur un tas d’immondices noue un nœud coulant, comme il l’a appris chez les scouts. Mais David Bowie, lui, ne mourra jamais. Il vit dans ce livre et il vit en moi. Et il se peut que désormais, par ce livre, je vive en lui.


«Parce que le corps exulte la plupart du temps, il s’efforce et s’épuise. Le poète aime et déteste quelque part entre le rock et le génocide. Il assume tous les contrastes, toutes les déchéances et les victoires. Les poèmes sont admirablement courts, mais tout aussi explosifs les uns que les autres.»
— Mario Cloutier, La Presse

«Nicholas Giguère célèbre l’héritage transformateur du Thin White Duke dans Freak Out in a Moonage Daydream, plus de trois cents pages de poèmes paranoïaques, fleur bleue, masochistes, vengeurs et hallucinés, un livre-somme en forme de mashup élaboré à partir des paroles (traduites dans Google Translate) de douze disques de Bowie (de Space Oddity en 1969 à Scary Monsters (and Super Creeps) en 1980). Une gigantesque pâte textuelle triturée puis transformée par les mots du poète qui, paradoxalement, se dévoile sans doute plus que jamais, à travers de figures mythiques comme celles de l’homme qui a vendu le monde et du pauvre Major Tom.»
— Dominic Tardif, Le Devoir