Western spaghetti

Sara-Ànanda Fleury

Huit nouvelles mordantes et mélancoliques, tendues entre l’Amérique et l’Europe.

On lui avait promis l’égalité des sexes et l’épanouissement maternel: aujourd’hui, dans un Paris engourdi par les attentats, entre la garderie et le cabinet de sa psychanalyste, une enfant des années quatre-vingt cherche ce qui a mal tourné – si quelque chose a mal tourné. Sur les rives du lac Huron, une adolescente et ses frères traversent un été brûlant dans une ville sans avenir, à l’ombre d’une centrale nucléaire. Un jeune artiste d’origine kabyle en route vers New York reste coincé à Montréal après ce qui ne devait être qu’une escale, le matin du 11 septembre 2001. Un couple gardant une villa d’architectes sur l’île de Vancouver sombre dans le cauchemar. De motel en motel, un garçon et sa mère suivent un faux prophète sur les routes de la Nouvelle-Écosse. Un vieux cow­boy met au jour un secret, une danseuse retrouve le souvenir d’une ancienne amante, et un père prend sa fille en flagrant délit.

Western spaghetti, ce sont huit voix vibrantes qui, avec tendresse et cruauté, racontent la vie secrète des familles, les trahisons et l’attachement que rien ne saurait rompre. Elles racontent la fuite en avant, la rédemption, ce moment où tout bascule, où tout pourrait changer.


«Qu’elle se mette dans la peau d’une femme au bord de la rupture, d’un homme exilé dans un pays qui n’est ni le sien ni celui où il avait choisi de se rendre, ou dans celle d’un enfant dont la famille vit en équilibre précaire, Sara-Ànanda Fleury touche par sa justesse et sa sensibilité. [...] Elle excelle à dépeindre sans pathos mais avec une bonne dose d’empathie des destins sur le fil, des existences saisies à un point de bascule, des moments de fragilité mais aussi de grâce, ce qui donne à son livre cette lumière particulière et atténue la part de noirceur que l’on peut y trouver.»
— Yann Leray, Aire(s) libre(s)

«Il y a là une sensibilité formidable, une grande nostalgie de l’enfance, des choses, des gens ou des faits qu’on garde à l’intérieur de nous, mais sans pouvoir leur parler ou les toucher. [...]

J’ai eu l’impression, en lisant ces nouvelles-là, de découvrir, de trouver une voix très personnelle, très pertinente, très intelligente, très ironique aussi à certains moments, très drôle à d’autres moments. Une voix, vraiment une voix.»
— René Homier-Roy, Culture club

«Fuites, nostalgie de l’enfance (qui est "une maison que l’on porte à l’intérieur de soi"), plaies encore à vif de passions bel et bien disparues, femme, homme ou enfant, à travers mille degrés de l’exil, on entend une voix derrière chacun de ces textes. Celle de Sara-Ànanda Fleury, capable de conjuguer avec une humanité sensible réflexions sur l’existence et sensualité à fleur de peau. Héritière d’une riche tradition de la nouvelle, à l’évidence, elle possède la capacité d’incarner d’autres vies et d’autres identités. Tout en multipliant les filtres pour traiter de sujets, imagine-t-on, qu’elle connaît intimement.»
— Christian Desmeules, Le Devoir

«★★★★»
— Silvia Galipeau, La Presse