L’egalité des signes

Gilles Weinzaepflen

Quand tout amour disparaît apparaît la loi, qui vient se substituer à la carence. L’égalité des signes peut alors se muer en légalité... Alors même que la loi s’instaure et que l’amour disparaît, il subsiste un creux où s’abriter, au coeur même du fonctionnement déviant. C’est dans ce creux que sont nés ces poèmes. Chacun porte la trace d’un matériel momentané: il signe la prolifération des signes, donne en modèle de multiples états de conscience poétique. Mouvement de la perception plurielle, que l’enchaînement des poèmes tente de simuler, moments d’acuité ou de brillance, livrés à la seule incertitude, au phrasé de la conscience. – G. W.