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La descente du singe
DAVID LEBLANC

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Série QR, fictions, printemps 2007, 200 p. — format : 13 × 18,4 cm
18,95 $ / 14 € — ISBN 978-2-923400-25-9

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PRÉSENTATION — La descente du singe est une bibliothèque portative – un recueil de fictions brèves, de poèmes interludes, de contes équivoques. David Leblanc ourdit des micromondes où personnages, actions et raisonnements progressent et digressent par la force d'une narration librement déréglée. Ces déportements débouchent sur des impasses métaphysiques pleines de dérision, des nœuds logiques, des résolutions ambiguës comme des koans zen, des issues dérobées par où s'insinuent ses mathématiques invisibles. Logicien de l'absurde, narrateur syllogique, l'auteur découvre un quotidien ouvert aux bifurcations drastiques, aux rêves littéraux, aux délices de la déraison minutieuse. La descente du singe démontre que la pensée est source de fiction quand elle glisse, explore, s'égare – pour reprendre pied à côté d'elle-même. Livre inclassable où se côtoient fabulations mutantes et poésie à contraintes, La descente du singe pourrait avoir pour voisins d'espèce les œuvres de quelques écrivains hors norme : Georges Perec, Donald Barthelme, Jorge Luis Borges ou Richard Brautigan, ou encore le Russe Daniil Harms – auteur de prédilection dont David Leblanc a traduit un recueil de contes et de proses diverses pour Le Quartanier.

QUATRIÈME DE COUVERTURE — La descente à rebours que singe le titre annonce l'esprit glissant de ces fictions – contes et presque contes, portraits et quasi-nouvelles, divertissements aphoristiques, poèmes interludes, exposés loufoques, cauchemars logiques ou récits à personnages éjectables. La descente du singe multiplie les poursuites, les dépaysements brusques, les impasses, les fausses pistes et les distanciations comiques. Dans une prose à serpents et échelles, des personnages funambules, des esprits lunaires zigzaguent entre la fin des temps et le début du monde à l'envers. Le lecteur va de la chute sans chute de l'homme qui pense (et donc descend du singe) au « chut ! » sans surprise d'une bibliothécaire acariâtre qui rêva jadis de descendre au fond des choses. Or l'idée, ici, maintenant, serait de laisser un peu de blanc, de s'éclipser en laissant une carte de visite sur laquelle figurerait une flèche filant de gauche à droite, en guise d'invitation à lire.