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QUATRIÈME DE COUVERTURE — Je ne vais pas mentir. En écrivant cette épopée loufoque, j’avais décidé de me moquer. Je voulais rire en posant un regard sarcastique sur ce groupe d’individus que nous connaissons tous, cette jeune bourgeoisie contemporaine, branchée et bavarde, qui ne trouve pas incongru de dénoncer l’oppression capitaliste tout en courant les boutiques, à la recherche du dernier vêtement à la mode. Or, tout en faisant agir et parler ces révolutionnaires du dimanche, l’énergique Jean-Christian et ses acolytes, je me suis aperçu qu’il m’était impossible d’en faire de parfaits idiots. Avec appréhension, je prenais même conscience que les questions qu’ils se posaient, et les actions qu’ils entreprenaient, censément stupides, écrites pour l’être, rejoignaient étrangement mes propres interrogations. Je réalisais avec horreur que le vrai réactionnaire, c’était moi, l’auteur, balayant d’une bonne blague la colère de mes personnages. Alors je me suis mis à les aimer, mes révolutionnaires. Parce que, malgré leur mode de vie, eux s’élevaient. Ils refusaient l’inertie et se lançaient tête baissée, avec ridicule mais une profonde sincérité, dans la grande aventure insurrectionnelle. Parce qu’au fond, je me disais, si eux ne le font pas, qui le fera? Moi? Vous? — G. C.




Révolution
GRÉGOIRE COURTOIS

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Série QR, roman, août 2011, 174 p. — format : 13 × 19,7 cm
20,95 $ / 18 € — ISBN 978-2-923400-82-2



EXTRAIT EN PDF



« Une heure plus tard, à la terrasse du Kelmann, pas loin du métro Hôtel de Ville, le cœur était à la révolte, les idées à la rébellion et les diabolos à la fraise. »

Dans un esprit proche du feuilleton, mais d’un feuilleton au comique acide où se dérèglent finement les épisodes et les rouages narratifs, Révolution raconte l’épopée insurrectionnelle bancale d’un groupe d’amis à Paris, jeunes bourgeois en apparence inoffensifs, plus doués pour les cocktails d’alcool et de psychotropes que pour les Molotov. Au lendemain d’une fête épique visant à fomenter la révolution, ils se réveillent à demi nus dans un appartement transformé en champ de bataille, minés par un blackout qui a effacé l’ensemble de la soirée et laissé une marée de déchets, de bouteilles vides de bordeaux premier cru, de fringues griffés et d’effets personnels rongés par les sucs gastriques. Nos camarades guérilleros, dans un sale état, n’en iront pas moins de l’avant, non sans avoir raffermi leur détermination par un long bain de soleil stratégique autour de la piscine. On ne perd rien pour attendre, ni à faire la planche, mais n’empêche, ce serait bien de savoir qui leur a laissé ce message du futur sur un bout de nappe.



LA PRESSE

« Comme le romancier, on serait tentés de s'esclaffer devant l'éveil fulgurant de ces petits bourgeois égocentriques et superficiels. Mais comme ce Courtois qui porte bien son nom, on se prend de tendresse pour leur humanité émergente. L'écriture brillante, drôle et incisive nous y amène avec intelligence. La dure réalité de la jungle moderne nous rattrape à la fin de ce roman à l'emporte-pièce, mais Grégoire Courtois aura réussi à dresser un tableau saisissant de notre époque et de ses désespérants culs-de-sac émotifs. »
Mario Cloutier, La Presse, 11 nov. 2011
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