Recension du roman de Julien de Kerviler
Les perspectives changent à chaque pas
parue dans le ICI, édition du 14 au 20 août 2008
[Texte tirée d’un article plus long, *Histoires d’une Chine en mutation* traitant de quatre oeuvres portant sur la Chine]
Elsa Pépin
Une Chine dévergondée
« Un autre roman sous forme d’énigme nous vient cette fois d’un Français émigré en Chine, Julien de Kerviler. Les perspectives changent à chaque pas est une œuvre ouverte où chaque enjambée invite à la dérive d’un pays fait de secrets et d’incompréhensions. Par un récit débridé, ironique et lubrique, le narrateur cherche à comprendre sa terre d’exil avec, en poche, le principe selon lequel la société chinoise fonctionne parce que “tous ses aspects sont mentalement emboîtés l’un dans l’autre, se reflètent dans un jeu de miroirs qui se compliquent à l’infini”. Au fil de rencontres avec des personnages insolites allant d’une fille au corps de jade à Kundera lui-même, l’immigrant découvre l’importance du jeu et de la prostitution, les deux mamelles d’une société qui connaît une “surenchère capitaliste”, un “système de leurres et de simulacres qui rendent obligatoire l’adhésion au parti”.
« Touffu et parsemé de citations historiques et de récits parallèles, le roman prend la forme d’une quête labyrinthique pour trouver le point focal d’un pays en pleine déroute. Friande de sexe et d’argent, la Chine d’aujourd’hui s’avère aussi “l’un des derniers refuges de l’inconnu et du merveilleux sur terre”. Ainsi donc, ce voyage en Chine progresse vers des situations de plus en plus étranges et hallucinatoires, comme cette scène orgiaque de loups-garous copulant au ralenti. Le narrateur, très porté sur la masturbation, loue son appartement à des couples adultères pour financer ses escapades dans les jardins chinois. Maître conteur, Julien de Kerviler observe la résistance souterraine de la Chine à travers ses fantasmes les plus fantaisistes. Malgré une tendance à l’éparpillement, la construction se ressert vers la fin, laissant croire qu’à l’instar de la culture chinoise, le roman concentre tous ces petits récits en une matrice unique. »
août 27, 2008
En attendant la parution de La famille se crée en copulant, de Jacob Wren, la traduction par Christophe Bernard de Families Are Formed Through Copulation, voici un lien vers une recension substantielle du livre, parue sur le site Agora.

Extrait de « This State We’re In », par Aaron Tucker :
« The engaging pull of this book is that the reader looks at the end results the narrator describes (the stripping of human freedoms after 9-11, the destruction of the world, the murders, the cruelty) and sees that what the narrator describes is, in fact, a reality: The U.S. government set many laws in place to take away individual freedoms after 9-11; the world is crumpling under global warming and over-population; there is constant violence and war, both locally and globally. It seems only natural then to give into the pulpit narrator of Families, to say that everyone from birth has had the mark of Cain put upon them, and then wallow in the cynicism and paranoia that courses throughout the work.
« But this is neither a negative nor a hopeless book. There is optimism, but only within the reader’s reaction. The temptation is for a reader to give a knee-jerk yelp or dismiss the book with laughter. But, like “A Modest Proposal,” Families is intended to act as a catalyst for thought and consideration. Yet, by giving us immediately counter-intuitive answers to these issues, Wren sets the book up to ask the reader tough questions: How do we deal with this screwed up world? Why should we bring children into it? How are we going to fix this?
« Families posits a positive answer to all these questions, if only by forcing the reader to consider them in depth. Obviously people aren’t going to stop having children, but perhaps they’ll work harder to make the world better for this children to live in, voice their concerns, see through the injustices and falsities of their own world and take action. More than anything, this is a book against apathy. It is begging someone, everyone, to care, even if it has to shock or giggle each reader into it. »
> Lire la recension complète.
août 26, 2008
Recension du roman
Les perspectives changent à chaque pas, de Julien de Kerviler
Par Félix-J. Philantrope, Librairie Monet
Texte paru dans Le Libraire no 45 (février-mars 2008) (Le no en PDF)
« Dans ce drôle de roman construit sous forme de contes, nous sommes invités dans les méandres de la Chine contemporaine en compagnie de quelques expatriés occidentaux. Les personnages sont pour la plupart énigmatiques et mus par des motifs que nous ne parvenons pas entièrement à saisir : en premier lieu, le narrateur, fasciné par les jardins, et son ami Onoff, un révolté insaisissable, à moins qu’il ne soit juste un démon qui ne peut s’arrêter de plaisanter. L’auteur, qui vit en Chine depuis quelques années, utilise sa compréhension et son incompréhension de cet étrange pays pour baigner chacun des contes d’une aura de mystère; certains textes se trouvent même immergés dans l’univers du conte fantastique chinois. Ce roman saura captiver les lecteurs curieux de territoires inexplorés. »

août 25, 2008
Vous êtes chaleureusement invités au
lancement du no 1 du magazine
OVNI
littérature – art – critique
magazine qui apparaît pour mieux devenir,
qui disparaîtra des librairies et des kiosques
tous les trois mois…

Le lancement aura lieu à la somptueuse
et folle librairie
Le Port de tête
(262 Mt-Royal Est),
le mardi 10 juin de 18 h à 23 h,
dans la librairie et sur la terrasse arrière
qui peut accueillir plus de 100 personnes.
Au menu :
Musique, alcool offert toute la soirée, amuse-gueules de toutes sortes (barbecue! fruits! etc.!) pour que l’on reste gaillards malgré l’alcool, et puis voilà!
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Seront lancés en même temps deux livres:
> AïE! Boum, poème-fiction de Gilles Amalvi (Le Quartanier) impliquant un futur rétro, un présent prenant et un commissaire schizo — ou est-ce parano?
L’auteur est français, mais il est à Montréal pour l’occasion, alors tout va bien, il participera à son lancement en temps réel.
> La plaquette cubaine, de José Acquelin, Bertrand Laverdure et Yannick Renaud (éditions Le Lézard amoureux)

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Au sommaire du numéro 1 d’OVNI, entre autres :
> Entretien-fleuve avec Mathieu Arsenault qui s’étonne (euh, à moitié) de ne pas être le romancier le plus mainstream qui soit;
> Marc-Antoine K. Phaneuf qui nous explique ce qu’est une bonne performance, outre se tirer dans le bras;
> Annie Lafleur sur les règnes successifs et contradictoires de la bougie et du néon sur la nuit, dans la nuit;
> Christophe Bernard qui requiert votre attention sur deux fronts à la fois: sur le débat opposant les auteurs américains Jonathan Franzen et Ben Marcus, et par ses dessins rien de moins que boschiens (mais d’un Hieronymus Bosch accroc aux feutres de TOUTES les couleurs);
> Daniel Canty sur Nicole Krauss et le sentimentalisme;
> L’artiste Patrick Bernatchez et les photographes Frédérick Duchesne (Montréal) et Tim Davis (New York);
> Entretien substantiel avec le poète français Gérard Haller;
et bien d’autres choses, et ce n’est que le premier numéro…
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OVNI
littérature art critique
72 pages
en couleur et en noir et blanc
de format 8 1/2 x 11
couverture et logo de Christian Bélanger
etc.
paraît quatre fois l’an,
au prix de 12 $.
Le comité de rédaction regroupe :
Mathieu Arsenault, Christophe Bernard, Thierry Bissonnette, Érik Bordeleau, David Clerson, Éric de Larochellière, Karine Denault, Geneviève Gravel-Renaud, Annie Lafleur, Bertrand Laverdure, Wladimir Nguyen, Marc-Antoine K. Phaneuf et Patrick Poulin
Sous la direction éditoriale
d’Éric de Larochellière
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Donc:
Quand: mardi 10 juin, de 18 h à 23 h
Où: Librairie Le Port de Tête
262, avenue du Mont-Royal est
514 678-9566
portdetete@videotron.ca
Au plaisir de vous y voir !
– 30 –
Source : OVNI
ovnimagazine@gmail.com
Site web à venir; sera annoncé ici-même.
juin 10, 2008
Mylène Lauzon et Antoine Boute (Viande au plancher, avec le musicien Hugues Warin) performeront à Bruxelles aux Halles, dans la série Mille-Feuilles (#27), dans le cadre d’une soirée intitulée “Sens dessus dessous”.
Vous pourrez aussi y voir et entendre l’exceptionnelle Maja Ratkje (l’adjectif est faible, je ne dis que ça).
Le descriptif de la soirée plus bas, suivi de quelques liens.
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Performances/Littérature/Musique
06 mai à 20 h 30
Mille-feuilles #27 Sens dessus dessous

Maja Ratkje / Mylène Lauzon / Viande au plancher
Nouvelle excursion dans les méandres de la poésie contemporaine, aux confins de la poésie sonore, de la musique expérimentale et de l’image animée.
Avec la présence extraordinaire de Maja Ratkje, compositrice norvégienne, au talent vocal et musical unique, que l’on ne finit pas de comparer aux plus grands : Mike Patton, Björk, Diamanda Galas, Yoko Ono, Laurie Anderson,…!
À ses côtés, Mylène Lauzon, jeune poète québécoise, collaboratrice de Thierry Van Hasselt (Éditions Frémok), dans un très beau dispositif de lectures visuelles. Et le duo belge « Viande au plancher » réunissant Antoine Boute, poète-lecteur et Hugues Warin, musicien, entre installation sonore et poésie comportementale. Autant d’expressions d’une nouvelle sensualité.
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Mylène Lauzon est l’auteure de Holeulone.
Antoine Boute, avec sa partenaire dynamiteuse Ariane Bart, a signé Technique de pointe (tirez à vue), dans la collection Phacochères.
Mylène Lauzon fera paraître son deuxième livre au Quartanier à l’automne 2008, un livre ambitieux et hybride où poésie, journal, entretiens et notes de travail vont à la rencontre de six oeuvres chorégraphiques en cours de création, le livre fonctionnant à la fois comme une investigation des processus de création, un révélateur de la pensée chorégraphique et la première formulation d’une poétique où écriture et chorégraphie sont explorées de concert.
Le site de Maja Ratkje
Pour découvrir le travail de la Norvégienne Maja Ratke, écoutez le morceau sur la page d’accueil — mais ça ne donne qu’une idée très très partielle de l’amplitude de cette artiste, qui oeuvre dans un large éventail de formes, de genres et de techniques (travail vocal pur, chant (du cabaret au métal), composition pour films et danse, noise, performance, pièces électroniques, etc.). Les comparaisons (avec Björk, Diamanda Galas, Meredith Monk, etc.) sont pour une fois fondées, mais aussi un peu trompeuses. Sur sa page MySpace, écoutez *Joy* et *Seereuberjenny*, qui vous feront découvrir l’aspect plus purement vocal et chanté de son travail. Elle vient tout juste de sortir un disque sur Tzadik, *River Mouth Echoes* — check it out!
Sa page MySpace
avril 30, 2008
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